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Lundi 12 novembre 2007 1 12 /11 /Nov /2007 23:51
Le trio Paul Pierce Ray, Allen et Kevin Garnett a transformé les Celtics en machine à gagner dans la Conférence Est

Celtics.jpg
24 victoires pour 58 défaites, 18 revers de suite en janvier 2007. La saison passée ressemblait à un long chemin de croix pour la franchise du Massachussets, deuxième moins bonne équipe de toute la NBA.
Changement de décor cette année, avec un casting alléchant. En juin, Paul Pierce, la star de l’équipe, voit débarquer Ray Allen, shooter modèle des Sonics de Seattle (40% au tir extérieur en carrière). Une aubaine pour une formation en mal d’adresse régulière à trois points depuis l’emblématique Larry Bird. Fin juillet, Kevin Garnett, élu meilleur joueur de la ligue en 2004, fait lui aussi le voyage vers la côte Est et vient dynamiser le jeu intérieur d’une franchise qui n’a plus connu le titre depuis 1986.
Car cet effectif est assurément bati pour retrouver le haut de l’affiche. A tous les membres trentenaires de ce triptique manque la ligne suprême au palmarès, celle là même qui les ferait passer du statut de star d’équipe, à celui de joueur NBA accompli. Le début de saison des Celtics ne contredit en rien cette ambition : 5 victoires, 0 défaites, Boston est la seule équipe invaincue cette année. Si le trio, annoncé magique, connait quelques couacs par périodes, l’alliance de ces trois joueurs moteurs fait la plupart du temps des étincelles. Kevin Garnett joue son meilleur basket (23 points, 16 rebonds, 6 passes de moyenne), Ray Allen tient son rang à longue distance (51% à trois points), tandis que le rendement de Paul Pierce ne semble pas affecté par les recrues (24 points). Si l’accumulation d’éléments stars n’a pas toujours porté ses fruits dans l’histoire de la NBA, ce trident a la particularité de renfermer des individus bourreaux de travail, intelligents et déterminés. De quoi en faire des favoris légitimes au titre.
Par David - Publié dans : Sport
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Mardi 23 octobre 2007 2 23 /10 /Oct /2007 12:32
Voila une nouvelle phrase de la semaine dite sur RadioCampus Grenoble vendredi 19 octobre...

Mon cher Bernard Laporte

Quel que soit le résultat de la rencontre face à l’Argentine, vous allez quitter votre poste de sélectionneur de l’équipe de France de rugby.

Désormais c’est sur le terrain politique que vous évoluerez.

Vous serez en première ligne d’un groupé pénétrant penchant largement à droite.

Alors prenez garde cher Bernard. Non pas que je doute de votre capacité à vous acclimater à cet hémisphère particulier. Mais il convient de vous y préparer.

Voici donc 5 conseils que je vous adresse pour bien appréhender votre reconversion.


N°1) Prenez bien garde à ne pas conserver vos réflexes parfois un peu primaire qui risqueraient de vous mettre sur la touche.

Alors de grâce Bernard, remisez vos fourchettes dans les yeux.

Ne vous amusez pas à sortir la boite à gifles.

Offrez de vrais caramels et de vrais tampons. Ca fera surement plaisir à vos futurs collègues de bureau.

 

N°2) Ne soyez pas étonné par l’importance prise par la vidéo dans la mélée politique. Mais je ne doute pas que vous saurez vous adapter à ce style de jeu.

 

N°3) Faites attention à vos tics de langage. En rugby le fait de s’écrier « Oh  la belle cocotte ».  C’est souvent le signe que l’on gagne du terrain sur l’adversaire.

Bernard, en politique, le fait de s’écrier « Oh la belle cocotte » devant Roselyne Bachelot ou Christine Boutin pourrait être mal compris.

En bon sélectionneur des Bleus, vous êtes certes un peu coq dans l’âme, mais vous risqueriez de rapidement être repoussé dans vos 22 mètres.

Vous pouvez dès lors imaginer le raffut.

 

N°4) Ne soyez pas surpris.

Si d’ordinaire lors des matchs de rugby les célébrités restent dans les tribunes, vous constaterez  vite qu’en politique, les stars viennent carrément se mêler aux rassemblements. Ne vous y méprenez pas, elles sont souvent là pour annuler une pénalité ou prendre le jeu à leur compte.

A ce niveau, votre expérience parle pour vous.

 

N°5) Méfiez vous des apparences.

Non Bernard, un ministre en costume noir n’est pas un All Black. Ne vous aventurez pas à les plaquer sauvagement au sol. A moins que le coach socialiste ne vous ait demandé de vous occuper personellement d’Eric Besson ou de Bernard Kouchner.

C’est ça aussi les risques de l’ouverture au large.

 

Voila Bernard, il me reste à vous souhaiter Bonne chance
Vissez vos crampons car en politique les attaques sont souvent violentes, pas toujours dans le respect des règles et de l’adversaire.

Tout devrez bien se passer, vous êtes cher Bernard bien entouré.

Votre demi d’ouverture Nicolas Sarkozy cumule plusieurs casquettes. Il est également capitaine de l’équipe, arbitre, président de la fédération, agence de presse et patron de tous les bars de villages.

 

Tout ce que je vous souhaite c’est de parvenir à passer plus de 80 minutes sur le terrain.

Par David - Publié dans : Sport
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Jeudi 13 septembre 2007 4 13 /09 /Sep /2007 14:22
Ils ne savent généralement rien du rugby mais les Portugais de Lyon soutiendront leur équipe nationale samedi après-midi contre la Nouvelle Zélande.
 
Un match contre les All Blacks, c’est toujours particulier. Alors quand cela arrive à un pays encore novice en matière de ballon ovale, cela relève plutôt de l’évènement. La pelouse de Gerland devrait être un terrain de jeu bien inconfortable pour le petit Poucet de la compétition mais pour la communauté pourtugaise de Lyon, l’essentiel ne réside pas dans le résultat du match. « On s’en fiche. On sait que l’on va perdre mais le principal c’est de participer, que le Portugal soit représenté dans cette coupe du monde » estime Isabelle, commercante dans le 6e arrondissement.
Pas d’illusion donc, ni de passion dévorante pour le rugby mais une immense satisfaction de voir son pays lutter avec les plus grands. « On est très fiers. Ce sont tous des amateurs » rappelle Barbara, également commercante. « On n’est pas trop à fond. Les gens ne savaient même pas qu’on avait une équipe » s’amuse Delgado José, président de l’Association Portugaise Culturelle et Récréative de Caluire. Pourtant, beaucoup ont mis de côté leur amour naturel du ballon rond pour supporter «Os Lobo » (les Loups). « On a regardé le premier match contre l’Ecosse à l’association. Honnêtement, on ne comprenait pas trop les règles, surtout  les anciens qui ne connaissent rien de ce sport » poursuit Delgado. Malgré la défaite, ces supporters en herbe ont apprécié la performance portugaise, comme Isabelle, jugeant les siens « pas ridicules » face au XV du chardon.
Quant à supporter les leurs dans les tribunes de Gerland et profiter de cette occasion unique de voir évoluer une équipe du Portugal si près de chez eux, il y a un pas que peu ont franchi. « On a essayé d’avoir des places auprès de le fédération portugaise mais cela n’a pas marché » regrette Delgado. « Les associations de Saint Etienne y étaient parvenues pour le premier match. C’est dommage. On a même fait des demandes pour qu’un écran géant soient installé à Lyon. Vous pouvez être certain que toute la communauté portugaise répondrait présente».
La plupart se contenteront donc de regarder la rencontre chez eux avec des objectifs qui reflètent bien le plaisir détaché de ses supporters novices : « Marquer un essai et tenter de ne pas encaisser plus de 100 points ! On sera déjà bien contents...».
Par David - Publié dans : Sport
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Mercredi 12 septembre 2007 3 12 /09 /Sep /2007 15:59

Du côté des femmes aussi il y a des rappeurs engagés et virulents. Sans vouloir cracher sur Diam's qui de temps à autre livre des productions sur-dosée en "poltiquement-incorrecte", la petite des Ulis passe pour une chanteuse de bal musette à côté de Keny Arkana, Marseillaise de 24 ans pour qui hiphop rime avec politique. Championne du rap altermondialiste, elle est à l'origine de la création d'un collectif , La Rage du peuple, dont le crédo est de se laisser guider par la colère, postive et fédératrice. Alors quand Keny crache ses vers, elle frappe dur, touche juste, jamais gratuitement. Fatiguée du système, cette tête de turc du rap, elle ne manque pas de porter une parole d'espoir, seule apte à briser les barrières d'une société en manque d'utopie, écrasée par "La fin de l'Histoire".  Arkana-3.jpg
Si Keny donne son corps au rap, c'est que c'est ce moyen d'expression qui lui a permis de sortir d'une galère de vie, tanguant de foyers en famille d'accueil. Arrivent les premières mixtapes, les premières collaborations sur la scène marseillaise et le passage dans le couloir médiatique grâce à son titre "la Rage", production enflammée portée sur un instrumental électrique, où chaque mot pèse plus lourd que le précédent, où le coeur et la tête encaissent les rimes qui secouent.
Kenny Arkana est un phénomène social. Philippe Corcuff, brillant professeur de l'IEP de Lyon, ne s'y est pas trompé, décelant chez la Marseillaise, une propension à devenir la Commandant Marcos du rap. Reste pour elle à ne pas tomber sous les coups de la commercialisation de son oeuvre. Manu Chao si tu nous regarde...
Les deux partagent une filiation directe à l'Amérique du sud, Keny étant d'origine argentine. Elle a fait de ce rapport une chanson, "Victoria", chronique en mélodie douce et en vers amers de destinées chancelantes.
Arkana-2.jpg
Dans son album "Entre ciment belle étoile" (2006), Keny Arkana décèle des espaces de liberté et s'y engouffre, poussant les murs de la censure et du copinage.  La rappeuse connait ses amis, et mord ses ennemis au cou. Alors quand un de ceux-là empiète sur son terrain, la réponse fuse. En avril dernier, un sympathisant FN détourne la chanson "Nettoyage au Kärcher" où Arkana ambitionne de se débarraser des vrais voyous, ceux qui passent leurs vacances sur des yachts, font du jogging avec leurs potes journalistes et protègent leur fils de procès pour délit de fuite. Réaction quelques jours plus tard, "Le Front de la haine", où sa flamme souffle celle du FN.

A voir
Le clip de La Rage
Le clip détourné de Nettoyage au Kärcher
et la réponse, le Front de la haine 

Par David - Publié dans : Musique
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Mercredi 12 septembre 2007 3 12 /09 /Sep /2007 15:49
Après un été de stages, le blog reprend ses droits. Je tâcherai donc de vous faire de nouveau partager mes coups de coeur musicaux et sportifs, et mes critiques du monde merveilleux de la politique.
C'est parti!
Par David - Publié dans : onelastdance
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Lundi 23 juillet 2007 1 23 /07 /Juil /2007 15:27
Quand on tombe sur un morceau de Frer 200, plusieurs réactions sont possibles: Frer200.jpg
- Si on est fan de rap bien calibré, on passe son chemin
- Si on est friand de rap décalé, on a le sentiment d'avoir dénicher une perle
- Si on n'aime pas le rap, j'ai peur que ca n'arrange rien... 

Frer 200 c'est avant tout un combo qui se démarque des règles traditionnelles du hiphop. Des sons électrisants, des lyrics où le wesh wesh n'a pas sa place. Depuis "Ceci n'est pas un disque" de TTC (d'ailleurs largement égarés depuis), je n'avais pas connu un groupe qui renouvèle autant le genre. C'est un rap alléchant qui se permet tous les excés pourvu qu'ils soient créatifs. A l'heure de la standardisation des produits issus de la mouvance hip hop, rien de mieux qu'une vague de fraicheur revigorante.

En quelques mots, Frer 200 ce sont 3 amis , Feeble, Gystérieux et Kombo. La formation se fait un nom en 2001 en remportant le tremplin du Chorus des Hauts-de-Seine. Quelques maxis plus tard dont le mythique "Fils de Faucon" en 2002, ils livrent l'excellent "Andromède" en 2006.
A noter qu'ils ont carrément enregistré un album dédié aux téléchargeurs sur Emule où ils se moquent clairement de cette pratique. J'ai écouté cet album. Très sympa....

A écouter impérativement
Le show : très dansant, leur philosophie sur le hiphop.

A voir absolument
Andromède : déguisés en lapins
Par David - Publié dans : Musique
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Jeudi 12 juillet 2007 4 12 /07 /Juil /2007 10:56

Voici deux de mes articles publiés dernièrement sur le site de l'UEFA pour lequel je collabore de temps en temps. Vous remarquerez une profusion d'intertitres et les noms de clubs en entier. Ce sont les règles rédactionnelles du site.

 
Dirigé par une société japonaise, le Grenoble Foot 38 affiche ses ambitions : nouveau stade, nouvel entraîneur. Objectif : la Ligue 1 et peut-être plus encore.
 
2004, année zéro
 
Si la tendance veut que les clubs anglais soient particulièrement la proie des investiseurs étrangers, les formations françaises semblent pour l’instant échapper à cette vague d’acquisition. L’exception est iséroise puisque depuis près de trois ans, le GF 38 est passé sous direction nippone. En novembre 2004, la société japonaise Index Corporation devient l’actionnaire majoritaire du club après avoir racheté les parts de la ville de Grenoble. Un nouveau départ pour le club de la capitale des Alpes.
 
Retrouver l’élite
 
Dès son arrivée à la présidence, le numéro 3 d’Index Corporation, Kazutoshi Watanabee décide de combler le déficit du club et d’afficher des ambitions plutôt élevées : retrouver rapidement la Ligue 1 et accéder à l’UEFA Champions League en huit ans. L’échéancier semble prendre un peu de retard malgré un exercice 2006-2007 plus que satisfaisant qui aura vu les Grenoblois décrocher une 5e place, le meilleur classement du club depuis 24 ans. Portés par ces promesses, les supporters rêvent d’élite, eux qui en sont privés depuis 1963. grenobg3.jpg
 
Une ville "pleine d’avenir "
 
Un investissement étranger dans le GF 38 pourrait à première vue apparaître comme un choix quelque peu surprenant. Le club ne dispose pas d’une popularité dérisoire ni même d’un palmarès étoffé. Pourtant, aux dires de Kazuyoshi Tanabe, le directeur marketing du club, l’intérêt est autre. "Avant de venir à Grenoble, nous avons observé neuf championnats européens différents, plusieurs club de Ligue 2 comme Guingamp, Gueugnon, ou encore Le Havre, confie-t-il. Nous avons choisi Grenoble car nous trouvions cette ville vivante avec des gens ouverts et pleine d'avenir. La qualité du pôle high-tech de Grenoble nous a aussi séduit. Le projet du nouveau stade était aussi déjà lancé ce qui a compté dans notre décision finale."
 
Football high tech
 
Car c’est bien la nouvelle enceinte actuellement en construction qui cristallise toute l’ambition grenobloise. Exit Lesdiguières et ses 12000 spectateurs. Place au Stade d’Agglo, un projet de haute technologie qui pourra recevoir jusqu’à 28000 personnes dès novembre 2007. Aux normes pour accueillir des rencontres nationales et internationales, il a aussi été conçu pour les matches de rugby et les évènements culturels. Un projet impressionnant selon Frédéric Thiriez, président de la LFP. "Il est à la pointe des nouvelles technologies et va dans le sens de ce que je souhaite pour les stades français", confiait-il lors de la présentation du projet à la Ligue par les dirigeants du GF 38, le 13 février dernier. stade-d-agglo.gif
 
Index prend les choses en main
 
Spécialisée dans les contenus pour téléphones portables, la société japonaise Index Corporation entend faire profiter au nouveau stade de sa technologie. Les spectateurs devraient ainsi pouvoir afficher des messages SMS et des vidéos 3G sur les écrans géants du stade tandis que le billet papier devrait être remplacé par une carte à puce, qui permettra également de réserver des places, ou de les combiner avec des titres de transports en commun. Un projet qui "donnera à Grenoble dix ans d'avance sur les autres clubs en France et en Europe" estime Frédéric Thiriez. Contrairement à la nouvelle enceinte de Décines qui accueillera dans trois ans les matches de l’Olympique Lyonnais, le stade d’Agglo reste une oeuvre publique, propriété de la ville qui le louera au GF38 pour 500 000 euros par saison.
 
Grenoble file à l’anglaise ?
 
Esthétiquement, le stade, entièrement fermé et couvert, n’aura rien à envier aux toutes récentes enceintes anglaises. Car c’est bien outre-Manche qu’il faut chercher les modèles de management suivis par les Japonais du GF 38, à commencer par Manchester United. Toute proportion gardée. "Grenoble n’a vraiment rien à voir avec les grands clubs européens, indique Kazuyoshi Tanabe. Les populations de Grenoble et Manchester sont aussi importantes mais Manchester United a une très longue histoire. Grenoble n’en a aucune, toute son identité est à construire. Le GF38 n’a pas d’histoire et la culture japonaise peut devenir le caractère de l’identité du club."
  Pouliquen.jpg
Le kop résiste
 
Si la volonté d’influer une identité nippone ne suscite ni enthousiasme ni réticence flagrantes, du quartier Paul Mistral à la place Victor Hugo on apprécie en revanche beaucoup moins la manière de gérer l’aspect sportif du club. Double vainqueur de la Coupe de France avec le RC Strasbourg et le FC Lorient, Yvon Pouliquen, malgré une saison très satisfaisante, n’a pas resisté à la volonté de changement impulsée par la direction japonaise. En avril dernier, l’annonce de son limogeage, peu avant la rencontre de Ligue 2 face à Strasbourg, entraîne rapidement la colère des supporters grenoblois, Red Kaos en tête qui n’hésitent alors pas à déployer une banderolle équivoque : " Ici c’est chez nous, pas chez vous". En japonais dans le texte.
 
Baždarević nouveau guide
 
bazdarevic.TN--.jpg Le technicien bosniaque Mehmed Baždarević aura désormais la charge d’amener l’effectif grenoblois au sommet de la Ligue 2. Passé dans l’élite avec le FC Istres, l’ancien joueur du FC Sochaux Montbéliard pourra compter sur un effectif renforcé par les arrivées d’anciens de la Ligue 1 comme Maxence Flachez (Valenciennes FC) ou Milos Dimitrijevic (FC Nantes Atlantique). Il disposera également de jeunes joueurs imposés par la direction comme Tsukasa Umesaki et Sho Ito, gages d’une visibilité médiatique du club au Japon. Quid pourtant des investissement nippons en cas d’échecs sportifs ? Kazuyoshi Tanabe voit loin et se veut rassurant : "Bien sûr en étant gestionnaire d’une entreprise on envisage toutes les possibilités. Nous pensons qu’il faut avoir une vision positive de l’avenir. Nous connaissons la spécificité du sport. On ne peut jamais deviner les résultats à venir. Il nous faut donc être patient, nous sommes là pour plusieurs années."
Par David - Publié dans : Sport
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Jeudi 12 juillet 2007 4 12 /07 /Juil /2007 10:52
L’Olympique Lyonnais est parvenu à obtenir les 20M€ désirés pour laisser partir son vice-champion du monde. Florent Malouda jouera désormais à Stamford Bridge sous les couleurs du Chelsea FC.
Malouda.jpg
Positions fermes
Au terme d’une véritable épreuve de force entre les deux directions, Florent Malouda va s’engager avec le dauphin du dernier championnat anglais. La lenteur des négociations entre les deux parties avait fait craindre le pire au Guyanais. Bloqué sur une indemnité de transfert d’au moins 20M€, l’OL semblait ne pas vouloir infléchir sa position, provoquant l’agacement du joueur, décidé, lui, depuis de longues semaines à rejoindre la capitale anglaise et son ami Didier Drogba.
 
Refonte
Contrairement aux années précédentes où la formation rhodanienne n’a laissé échappé qu’un joueur majeur (Edmilson en en 2004, Mickaël Essien en 2005, Mahamadou Diarra en 2006), cet intersaison semblait propice à une véritable refonte de l’effectif. Au départ de Florent Malouda s’ajoutent ceux du vice-champion du monde Eric Abidal (FC Barcelona), de Jérémy Berthod (AS Monaco FC), de Tiago (Juventus FC) et de Claudio Caçapa, compensés par les recrutements de Fabio Grosso (FC Internazionale Milano), Kader Keita et Mathieu Bodmer (LOSC Lille Métropole).
 
Plus-value
L’enjeu était de taille pour le sextuple champion de France qui voit partir un des hommes de base de ses succès passés, sacré meilleur joueur de Ligue 1 lors du précedent exercice. Il semble surtout que Jean-Michel Aulas ait voulu trouver une compensation nette à un transfert qui remet en question toute l’organisation du côté gauche lyonnais. Acheté à l’En Avant Guingamp 6,5M€ en 2003, la plus-value effectuée par le président de l’OL aura de quoi le dérider, lui qui n’envisageait au début du mois de juillet qu’un seul départ sur ses deux vices-champions du monde.
 
Duo recomposé
A Stamford Bridge, Florent Malouda retrouvera Essien mais aussi et surtout l’Ivoirien Didier Drogba. Les deux compères avaient éclos à Guingamp lors de la saison 2002-2003, le Français inscrivant alors 10 buts en 37 rencontres, une performance répétée cette saison. Leurs chemins s’étaient ensuite scindés en deux Olympiques. Marseille pour Drogba et une saison exceptionnelle (34 buts en 55 matches) cristalisée par une finale de Coupe UEFA et un transfert record vers les Blues (33M€). Lyon pour Malouda qui y glanera ses galons internationaux et quatre titres de champion de France.
 
Taillé pour l’Angleterre
Florent Malouda quitte donc un duo pour en intégrer un autre dont il connait déjà parfaitement les partitions. Son jeu, alliance de puissance physique et d’engagement technique, devrait parfaitement s’adapter au jeu anglais. Passé par la Berrichonne de Chateauroux, il quitte la France après y avoir joué sept saisons au plus haut niveau, cumulant 40 réalisations en 231 apparitions.
 
Bleu et Blue
A Chelsea, Malouda compte bien assoir sa place de titulaire en équipe de France, un statut qu’on ne lui discute pourtant guère, lui qui compte 30 sélection en Bleus. Il garde donc en point de mire l’UEFA EURO 2008™ mais également l’UEFA Champions League, une compétition où l’Olympique Lyonnais a toujours été annoncé partant, jamais gagnant. Avec les Blues, Florent Malouda intégre une écurie taillée pour cet objectif.
Par David - Publié dans : Sport
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Lundi 2 juillet 2007 1 02 /07 /Juil /2007 15:34
Le basket français se porte bien, merci pour lui. Noah-1.jpg
Tony Parker atteint les sommets de la NBA tandis qu'un autre enfant gâté voit son itinéraire croiser la ligue la plus prisée au monde. Joakim Noah jouera la saison prochaine sous les couleurs des Chicago Bulls, franchise mythique du basket moderne, portée haut par le duo le plus excitant de l'histoire, Michael Jordan et Scottie Pippen, vainqueur de 6 titres dans les années 90.
Le fils de Yannick a finalement été choisi en 9e position de la "draft", grande messe du basket où les équipes NBA choisissent des joueurs universitaires pour intégrer leur effectif.
9e de la draft, c'est tout simplement le meilleur rang jamais obtenu par un Français, signe de la reconnaissance accordée au rejeton Noah. En guise de comparaison, Tony Parker ne fut choisi qu'en 28e position par les San Antonio Spurs. A l'époque TP jouait en France, au Paris Basket Racing et n'était sans doute pas autant sous le feu des projecteurs qu'a pu l'être Joakim Noah. Noah-2.jpg
Car la trajectoire de ce joli bébé de 2,11m pour 106 kilos est des plus étonnantes au regard de la course aux dollars engagée par la majorité des jeunes loups en short-Nike Air.
L'année passée, Noah remporte le championnat universitaire (NCAA) avec son équipe des Florida Gators. Il est même élu meilleur joueur de la finale, une première pour un Français. Il aurait tout à fait pu répondre immédiatement aux sirènes de la NBA qui lui promettaient une 1ère place lors de la draft 2005-06. Mais le garçon a du caractère. Et des principes.
Noah refuse, préférant relever le défi d'un "back to back", un deuxième titre d'affilée avec ses potes de Florida, Corey Brewer et Al Horford. Objectif atteint il y a quelques semaines, un exploit qu'aucune formation n'avait réalisé depuis 1992 et les succès de Duke emmené par Grant Hill.
Alors si Joakim Noah a perdu quelques places au classement de la draft laissant ses amis Brewer et Horford le dépasser, il ne doit pas être mécontent de se retrouver dans l'Illinois, Chicago étant une franchise déjà batie pour disputer le titre. A noter que le fiston sera le seul Frenchie à évoluer au sein de la Conférence Est, taillée pour son jeu avant tout défensif.
Car peu sont ceux qui voient en Noah une future star de la ligue comme on pouvait l'imaginer pour Tony Parker. Il s'agira sans doute plutôt d'un "role player", ces joueurs issus du banc qui viennent dynamiser l'équipe lors des baisses de régime. Mais le potentiel du Français est énorme. En travaillant la régularité de son tir, nul doute qu'il saura faire son trou. Le jeune homme de 24 ans, pur New-Yorkais, a déjà le mental de fer hérité de son père et de son grand père.
Seul petit bémol : le look. Il faut vraiment faire quelque chose à ses cheveux et à sa moustache de pré-pubère. A part ça, "Jo" devrait faire bonne figure en NBA.
Par David - Publié dans : Sport
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Samedi 23 juin 2007 6 23 /06 /Juin /2007 22:36
carignon.jpg Dimanche dernier, la vague bleue subissait un sérieux et salutaire coup d'arrêt. L'Isère était même un département à part dans cette tendance puisque fait rare, une circonscription est passée des mains sarkosystes aux destinées socialistes. Geneviève Fioraso a remporté la 1ère aux dépens d'Alain Carignon, ex ministre expert en pots de vin et adepte des cellules.
Ce dernier n'a vraiment pas peur du ridicule. Longtemps maire de Grenoble, député de 1986 à 1993, ministre sous les gouvernements Chirac et Balladur, Carignon tente actuellement un come back insensé, au nez et à la barbe de certains de ses anciens amis comme Richard Cazenave, gentiment écarté de la course à la députation au terme d'une guerre intestine plutôt malsaine.
Dimanche dernier donc, Alain Carignon s'est pris une claque monumentale ne recoltant qu'un tiers des votes. Pas de quoi remettre en cause sa volonté de briguer un nouveau mandat à l'Hotel de Ville. 
"Ce résultat sonne comme un nouveau départ. Il constitue la base à partir de laquelle une opposition ouverte, renouvelée, déterminée, doit proposer une alternative à la gestion socialiste de Grenoble et de l'agglomération. J’y prendrai toute ma part."
Pour l'avoir croisé à quelques reprises ces dernières semaines et dimanche dernier, Alain Carignon est plus motivé que jamais et semble véritablement prendre cette défaite comme un tremplin. Petit bémol, selon un sondage réalisé entre les deux tours des législatives, 80% des Grenoblois ont une mauvaise image du président de l'UMP en Isère. Le ricule ne tue pas, l'impopularité devrait au moins ralentir Alain Carignon

NB : oui le copyright du titre est à Libé....
Par David - Publié dans : Politique
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