Mardi 6 février 2007
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21:24

Premier post politique à la demande presque générale. Première victime logique, Sarko. C'est le texte que je vais lire à notre émission de radio sur Radio Campus, à condition bien entendu que mes chères rédactrices en chef accepte que je le fasse. J'ai beaucoup à dire sur la Ségolène aussi mais son heure viendra, elle passera à l'abbatoir comme tout le monde, égalité de traitement pour tous les candidats, c'est la loi...
Nicolas Sarkoy a dit :
«
Le vin est un produit du terroir qu'on ne doit pas culpabiliser "
Il a raison Sarko, faut pas culpabiliser le vin : regardez le, tout à l’étroit dans sa bouteille, il a pas choisi de finir dans les gosiers assoiffés. On le dit responsable de pas mal d’accident sur la route. Mais c’est pas de sa faute au vin s’il fait tourner les têtes et rend les virages plus serrés.
Nicolas Sarkozy a aussi dit:
« Je ne légaliserai pas la drogue, je la combattrai. ».
Il a raison Sarko, faut pas la légaliser faut la combattre la drogue. Faut bien continuer à regarder nos chevilles de français. Au moins comme ça on ne voit pas les exemples réussis d’une régulation des drogues par les Etats. Faut combattre ces jeunes qui consomment leur drogue en bas des escaliers, on s’occupera des gros dealers plus tard.
Je ne suis qu’un jeune et vous l’aurez compris je me moque doucement de ces deux déclarations. Mais je les ai laissé fermenter un peu en moi. Et porté par une enivrante ouverture d’esprit j’ai eu une révélation !
Croyez le ou pas, il y a du Baudelaire dans les propos de Nicolas Sarkozy. Si si j’vous jure.
Le président de l’UMP a des modèles. Il y a avait déjà un peu de Johnny ça on le savait : rappelez vous l’automne 2005, Sarko, pas vraiment « L'idole des jeunes », était capable d’ « Allumer le feu » d’une phrase mal sentie et d’ouvrir « Les portes du pénitencier » à la « Génération banlieue ».
Il y a du Johnny mais Johnny est Belge et il vit en Suisse, alors il faut trouver un autre modèle de pensée. Un modèle un peu plus français, "n’est ce pas "?
Et là croyez moi, il y a vraiment du Baudelaire chez Nicolas Sarkozy. Pas le Baudelaire maître des mots qui vous fout le spleen ou qui cultive « Les Fleurs du mal ». Non ce Baudelaire là ne parle pas assez à l’électeur moyen pour que Nicolas Sarkozy s'en soucie.
En revanche je soupçonne fortement le ministre de l’Intérieur de s’être inspiré du Baudelaire spécialiste des paradis artificiels.
Dans un ouvrage de 1851 intitulé « Du vin et du haschich », l’homme de lettre y glorifie le vin, qui « rend bon et sociable ». Pas besoin de le culpabiliser donc…n’est pas M. Sarkozy?
Le cannabis est lui condamné parce qu’il est « antisocial », « il est fait pour les misérables oisifs ». Il faut le combattre donc, n’est ce pas M. Sarkozy ?
Ca doit être ça la rupture tranquille… Entretenir des positions vieilles de plus de 150 ans.
N’ayez crainte je ne prends pas le candidat UMP pour ce qu’il n’est pas et la référence est très certainement le plus pur fruit du hasard. Elle est même sans doute le résultat de ma seule analyse, elle-même parfois un peu embrumée. A mon avis pourtant moins embrumée que celle de Doc Gynéco, son soutien public le plus controversé. Le rappeur est d'accord avec Sarkozy sur tous les points. Je le comprends, jugez vous même.
« Le vin est un produit du terroir qu'on ne doit pas culpabiliser ". Heureusement! car le Doc a je le rappelle passé une nuit en cellule de dégrisement il y a quelques semaines. Il avait percuté à scooter le taxi qui transportait son ami Christine Angot... Pas très politiquement correct, vous trouvez pas M. Sarkozy?
Vous qui dites je le rappelle « Je ne légaliserai pas la drogue, je la combattrai. ». A la réflexion sur ce point je vous comprends. Lorsqu'à l'université d'été de l'UMP, Doc Gynéco avait été accueilli sur l'estrade par les sympathisants du ministre candidat, il avait eu je cite "l'impression d'être un des ministres de la France".
Venant du plus flagrant fumeur de joint du paysage audiovisuel français, je vous approuve M. Sarkozy. Il ne faut pas légaliser la drogue, il faut la combattre.
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