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Politique

Samedi 23 juin 2007 6 23 /06 /Juin /2007 22:36
carignon.jpg Dimanche dernier, la vague bleue subissait un sérieux et salutaire coup d'arrêt. L'Isère était même un département à part dans cette tendance puisque fait rare, une circonscription est passée des mains sarkosystes aux destinées socialistes. Geneviève Fioraso a remporté la 1ère aux dépens d'Alain Carignon, ex ministre expert en pots de vin et adepte des cellules.
Ce dernier n'a vraiment pas peur du ridicule. Longtemps maire de Grenoble, député de 1986 à 1993, ministre sous les gouvernements Chirac et Balladur, Carignon tente actuellement un come back insensé, au nez et à la barbe de certains de ses anciens amis comme Richard Cazenave, gentiment écarté de la course à la députation au terme d'une guerre intestine plutôt malsaine.
Dimanche dernier donc, Alain Carignon s'est pris une claque monumentale ne recoltant qu'un tiers des votes. Pas de quoi remettre en cause sa volonté de briguer un nouveau mandat à l'Hotel de Ville. 
"Ce résultat sonne comme un nouveau départ. Il constitue la base à partir de laquelle une opposition ouverte, renouvelée, déterminée, doit proposer une alternative à la gestion socialiste de Grenoble et de l'agglomération. J’y prendrai toute ma part."
Pour l'avoir croisé à quelques reprises ces dernières semaines et dimanche dernier, Alain Carignon est plus motivé que jamais et semble véritablement prendre cette défaite comme un tremplin. Petit bémol, selon un sondage réalisé entre les deux tours des législatives, 80% des Grenoblois ont une mauvaise image du président de l'UMP en Isère. Le ricule ne tue pas, l'impopularité devrait au moins ralentir Alain Carignon

NB : oui le copyright du titre est à Libé....
Par David - Publié dans : Politique
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Lundi 11 juin 2007 1 11 /06 /Juin /2007 12:29

Hier, soirée électorale à la Préfecture du Rhône. En stage avec RMC, j'ai pu me frotter un peu au grand bal des défilés politiques, des interviews en bousculade, des crises de joie à la vue de résultats. A Lyon comme un peu partout en France, la vague bleue annoncée a finalement bien déferlé donnant à l'UMP la possibilité historique d'effectuer un grand chelem en remportant l'intégralité des 14 circonscriptions du département. 
Personne n'aura échappé à ce raz de marée. Surtout pas le Modem d'abord. Azouz-Begag-t.jpg
Azouz Begag, futur candidat à la mairie de Lyon, s'est vu recalé assez sèchement pour sa première participation à une élection,14% des voix, un score qui ne lui permettra pas de participer à une triangulaire face aux deux médecins, Dubernard (UMP) et Tourraine (PS). Autre décue centriste, Anne Marie Comparini, ancienne présidente de région et fidèle de François Bayrou, n'aura pas l'occasion de briguer le siège de la 1ère circonscription.
A gauche le maire communiste de Vénissieux André Gérin ne conservera sans doute pas son siège si l'union de la gauche ne se fait pas en sa faveur.
Les mines socialistes étaient sombres hier et l'on a pas manqué de mettre en cause le calendrier politque qui ne permet pas à la nouvelle équipe présidentielle d'être mise à l'épreuve de la réalité, au delà des promesses de campagne.
Dernier point mais pas des moindres : le buffet. Vive les élections.

Par David - Publié dans : Politique
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Vendredi 25 mai 2007 5 25 /05 /Mai /2007 20:42
“Nous avons commencé une longue marche, mais cette marche, pour moi, elle est enthousiasmante, elle est prometteuse” 06-01-30-bayrou-sarkozy-hollande.jpg
Tu as raison mon bon François, entame donc ta marche, elle sera bien longue, et bien éprouvante. J'ai bien peur qu'elle s'apparente à une traversée du désert électoral, même si je n'ai jamais vraiment été efficace en terme de de pronostics politiques.
Tu as de nouveaux militants François, mais tu as perdu tout tes amis députés qui sont allés boire la soupe bien chaude du côté de l'UMP.
Tu es seul François, j'en ai peur.
La grande marche de Mao a duré 25 ans mais il était accompagné.
Prend courage François.
Par David - Publié dans : Politique
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Dimanche 6 mai 2007 7 06 /05 /Mai /2007 21:23

6 mai 2007. Je suis sans doute aussi déçu qu'en colère. sarkozy-courneuve220.jpg

Je suis déçu de voir que la population qui s'est tellement engagée dans la campagne n'est pas parvenue à déceler le jeu joué par Nicolas Sarkozy. Un jeu clair comme de l'eau de roche. Terriblement effrayant. Mais l'homme malgré sa tête de gland est un séducteur. Il a séduit le peuple, a su l'amadouer. Il est de ces politiques qui domptent la foule. On n'est plus en en 1933 pourtant. Poujade est mort et Le Pen n'est bientôt plus. Il y a tout de même la place en France pour une idéologie nationaliste à visée totalitaire.

Je suis déçu de constater que les gens accordent leur confiance à un individu de ce type. Un homme qui aura laissé une dette énorme après son passage au Ministère de l'Economie. Un ancien ministre de l'Intérieur qui se vante de statistiques en vérité manipulées et truquées. "L'homme du passif" c'est lui.

Je suis en colère de voir que les déçus des 12 années passées aient décidé de donner une nouvelle fois à l'UMP les clés du pouvoir. On prend les mêmes et on recommence. La "rupture" qu'il disait. Alors oui c'est vrai, on va augmenter les heures supplémentaires, les rémunérer plus chères. C'est bien. On va donc enrichir ceux qui sont déjà au travail. Pour résoudre le chomage, mathématiquement il y a mieux. La solution sera surement de virer ces feignants d'immigrés qui polluent notre air et nos chiffres du chomage et qui se gavent de nos allocations. La France aux Français, voila l'avenir de l'emploi. Merci M. Sarkozy.

Je suis en colère contre la gauche de ne pas disposer d'un homme ou d'une femme qui puisse porter l'idéal socialiste. Le plus beau qui soit. Celui d'une gauche de combat, d'humanité et de rassemblement. Mais je suis fièr que le représentant de mes idées ne soit pas un être autoritaire, démagogique à souhait et de très petite taille.

Enfin je suis très profondément en colère contre celles et ceux qui ont donné leur voix à Nicolas Sarkozy pour des motifs plus que discutables. J'ai entendu "Je vote pour Sarkozy parceque, quand même, je vais pas donner le pouvoir à une femme". Ridicule. On m'a rapporté : "Je vote Sarkozy parceque j'ai peur quand je rentre le soir. Avec Sarko il y aura des flics partout". Vomitif. La politique ne se joue pas à la légère.

Ce soir je suis triste. J'ai envie de pleurer toutes les cinq minutes. Avoir envie de pleurer toutes les cinq minutes pendant cinq ans, ca va être éprouvant.

 

Par David - Publié dans : Politique
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Samedi 5 mai 2007 6 05 /05 /Mai /2007 13:54

Appel de détresse d' Ariane Mnouchkine, metteur en scène Mnouchkine.jpg

 

Alors, vous allez vraiment faire ça ?
Vous les plus purs que d’autres, les plus intelligents que d’autres, vous les plus subtils, vous les cohérents, vous les fins stratèges, vous allez faire ça ? Vous, les à qui on ne la fait plus, les durs du cuir, vous allez vraiment, en ne votant pas pour elle, voter pour lui?
Vous allez vraiment faire ça ? Vous allez le faire ?
Vous, les vrais de vrais de la gauche vraie, vous allez faire ça ? Pour cinq ans ! Pour cinq ans, peut-être dix, vous allez faire ça ?
Vous, les toujours déçus de tout, vous les amers, les indécis décidés, les lave plus blancs que blanc vous allez faire ça ?
Mais pourquoi ? Parce que quoi ? Parce que jupe ? Parce que  talons hauts? Parce que voix ? Parce que sourire, cheveux, boucles d’oreilles? Parce que vraie ?
Il n’y a rien qui vous aille dans son programme à elle, rien ? Pas cinquante propositions sur les cent ? Pas vingt ?  Pas dix ? Pas une ? Vraiment, rien du tout ?
Trop de quoi ? Pas assez de quoi?
Pas assez à gauche ? On voudrait, quitte à tout perdre, une campagne à gauche toute ?
Mais même l’extrême gauche, cette fois-ci, au deuxième tour ne joue plus à ce jeu-là. Peu importe, vous, vous allez y jouer ?
Le résultat du 21 avril 2002 ne suffit pas ? Non. On le refait en 2007, mais en mieux. Pas au premier tour, non, carrément au deuxième. C’est plus chic.

Que ceux qui ressemblent à Nicolas Sarkozy, ou qui croient qu’il leur ressemble, que ceux-là votent pour lui, quoi de plus normal. Que ceux qui lui font sincèrement confiance pour améliorer leurs dures vies, que ceux-là l’acclament et votent pour lui, quoi de plus normal. C’est même estimable.
Que les grands patrons votent Nicolas Sarkozy, pas tous d’ailleurs, loin s’en faut, non, mais par exemple les grands patrons de presse, qu’on a vu si nombreux, si heureux, à Bercy dimanche, qu’ils votent pour leur copain, qui va vraiment améliorer leurs belles vies, c’est moins estimable, mais quoi de plus normal?

Mais vous, une respiration possible, un air nouveau, un espace de travail politique, une chance espiègle, ça ne vous dit rien ? Vraiment rien? Mais qu’est-ce qui vous fait si peur ?
Les Italiens ont enfin chassé Berlusconi, les Espagnols, après une grande douleur révélatrice, se sont débarrassés  d’Aznar, et voilà que nous, à quelques milliers de voix près, nous allons repasser le plat de la droite dure ? 

Il y a un pari à prendre contre une certitude sombre, et vous ne pariez pas ?
Quels désirs obscurs allez-vous satisfaire ? De qui donc, de quoi êtes-vous secrètement solidaires. Ce ne peut-être que du bien de ceux qui ont besoin, vitalement, de mieux être. Vitalement. Maintenant.
Supporterez-vous dimanche soir d’apprendre  qu’il a manqué une voix ? Une seule. La vôtre.
Je vous en supplie.

• Ariane Mnouchkine • 

Par David - Publié dans : Politique
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Dimanche 22 avril 2007 7 22 /04 /Avr /2007 21:50
Il y a des fois où de grosse bourdes vous mènent à des satisfactions inattendues. Il y a deux semaines, nous avons reçu dans notre émission Microcité un candidat Vert, durant 10 minutes, pensant honnètement ne pas être soumis aux quotas de temps de parole, Radio Campus Grenoble n'étant pas véritablement un média qui pèse dans le paysage audiovisuel français. Nous avions tort et nous nous sommes retrouvé face à un défi intéressant à relever : rattraper notre erreur en interviewant un représentant de chaque parti durant une dizaine de minutes dans le cadre d'émissions politiques quotidiennes, durant une semaine.
Emulation dans la promo, planning de diffusion modelé et remodelé, gestion des temps libres des uns et des autres. Un exercice à la fois de journalisme pur mais aussi d'organisation collective. Le résultat fut largement satisfaisant puisqu'en cinq émissions, les onze partis restant ont eu la possibilité de s'exprimer à nos micros que ce soit en direct ou par le biais d'un enregistrement.
J'ai eu de mon côté la chance de pouvoir m'adonner à l'interview politique en direct pour la première fois. J'ai ainsi reçu des représentants de l'UMP, du Parti des Travailleurs, du FN et de Bové.
L'entretien qui j'appréhendais en premier lieu était bien entendu celui d'Hugues Petit, président du Conseil scientifique du Front National. Avec le collègue Yann (live from Clermont Ferrand)  on est parvenu au premier abord à ne pas se faire manger par notre interlocuteur. A la réécoute, on se rend compte que  le propos est toujours à double sens, bien habilement argumenté. Assez effrayant.
Du point de vue du journaliste en formation que je suis, cette expérience m'aura appris beaucoup de choses. D'abord, être terriblement calé sur les idées de son interlocuteur...Ensuite, prendre le plus grand soin de l'écouter attentivement pour ne rien laisser passer... Enfin, ne jamais aller en studio sans ma bouteille d'eau, sinon j'ai des chats dans la gorge.
Par David - Publié dans : Politique
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Jeudi 12 avril 2007 4 12 /04 /Avr /2007 21:16
Dans le cadre de mes cours à l'Ecole de journalisme de Grenoble, j'ai eu l'occasion aujourd'hui de suivre la venue de Dominique Voynet dans la Capitale des Alpes. Elle n'était là que de passage, en transit pour Lyon où elle allait passer la soirée et la nuit sur l'antenne d'une radio.
Le passage de la candidate écologiste en Isère c'est un peu un symbole dans une ville où l'on vote Vert (pas loin de 20%), où les comités de lutte contre les nanotechnologies et la construction d'une nouvelle rocade enflent chaque jour, où la pollution touche quiconque vit dans la cuvette grenobloise.
Micro en main mais le ventre vide, j'ai suivi le cortège présidentiel. Première étape, un arrêt de tram où Mme Erika s'est insurgé contre le projet de la Rocade nord aux abords de l'Hopital.
Ensuite direction le campus. Chemin faisant je pose deux trois question à Mme Je Prends Des Vacances Quand Ya Une Marée Noire. Les caméras fondent sur nous, les micros avec. Ma première gloire médiatique était en marche.
Au final  : une journée réglée comme du papier à musique, de savants exercices de communication, un débat avec les étudiants vite expédié pour se donner bonne conscience, un défilé d'opposants aux Verts et une candidate qui prend la mouche au quart de tour.
Enfin au détour d'une discussion avec un journaliste de Dimanche+, l'émission politique de Canal +, j'ai reçu le conseil journalistique ultime pour manier les  politiques : "tu trouves le truc qui les fait chier et tu les laches pas". Ca donne envie.
Nous sommes des chiens de garde. Roquet, caniche ou pittbull, au choix.
Par David - Publié dans : Politique
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Jeudi 22 mars 2007 4 22 /03 /Mars /2007 23:44

Mon papier de la semaine pour la radio. Fait en style oral et pour l'anecdote en moins de 30 minutes. Du grand journalisme...


Mercredi, Jacques Chirac a accordé son "vote" et son "soutien" à Nicolas Sarkozy. Le ministre de l'Intérieur quittera le gouvernement lundi pour se consacrer à sa campagne et sera remplacé lundi par Francois Baroin.

Un soutien du bout des lèvres
. Du côté de Nicolas Sarkozy, on se dit que c’est surement mieux que le président ne lui accorde pas un soutien franc et appuyé. Cela lui évite d’avoir à assumer le bilan du gouvernement dont il est ministre depuis 5 ans.
L’ancien maire de Neuilly prone la rupture et un soutien du président serait un signe de continuité.
D’ailleurs les autres partis n’ont pas manqué de mettre immédiatement la pression sur le ministre. Daniel Cohn  Bendit a estimé que l’annonce du président de la République n’intéressait personne car selon lui, "Il ne soutient pas vraiment Sarkozy, il ne l'aime pas et Sarkozy n'aime pas Chirac: pourquoi parler des gens qui ne s'aiment pas?"
Car il faut bien prendre en compte le lourd passif qui unie les deux hommes.
Le président sortant n'a pas oublié la "trahison" de Nicolas Sarkozy en 1995, au profit d'Edouard Balladur. Et depuis 2002, les deux hommes se sont régulièrement affrontés sur beaucoup de sujets, comme la discrimination positive ou les relations avec les Etats-Unis.
Au final 5 années émaillées de piques plutots savoureuses
Jacques Chirac aurait confié en privé  «Sarkozy, il faut lui marcher dessus du pied gauche, ça porte bonheur.» Le candidat UMP n’aura pas manqué de s’attaquer au président de la République : «Chirac n'est pas mon père. J'ai tout conquis moi-même, quitte, parfois, à le trouver sur mon chemin.»  Après avoir multiplié les insolences Nicolas Sarkozy a pris soin ces dernières semaines de ménager le président sortant. Désormais la famille UMP semble plus que jamais unie derrière son candidat.

Par David - Publié dans : Politique
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Vendredi 16 mars 2007 5 16 /03 /Mars /2007 16:34
Voila une autre "phrase de la semaine" dite lors de l'émission Microcité, l'émission des étudiants de l'école de journalisme de Grenoble, sur Radio Campus.

Mardi, la Cour de cassation a définitivement annulé le mariage homosexuel célébré à Bègles le 5 juin 2004 par le député-maire Verts Noël Mamère. "Selon la loi française, le mariage est l'union d'un homme et d'une femme".

Stéphane Chapin et Bertrand Charpentier auront vu leur union durer un peu moins de trois ans et n’auront même pas l’occasion de divorcer, la loi française l’a fait pour eux.« Le mariage est l’union d’un homme et d’une femme ». C’est la loi qui le dit et si elle le dit c’est que ca doit être vrai. Même les dictionnaires s’y mettent : difficile d’en trouver un qui ne voit pas dans le mariage le fruit d’une relation hétérosexuelle. Mais ce qu’il y a de bien avec les dictionnaires c’est qu’ils sont capables d’évoluer, de coller au plus près de la réalité de chacun.
Mais on change plus difficilement la loi. La loi c’est la loi. Alors l’affaire des mariés de Bègles ira peut être jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme. Mais leurs avocats on avant tout appelé les politiques à se saisir du dossier et à faire avancer les choses. Il ne faudra sans doute pas compter sur Christine Boutin, ni Ségolène Royal, encore moins Benoit XVI. Je le rappelle, le pape a appelé cette semaine à «ne pas voter des lois contre la nature humaine».

Dans la Grèce antique, l’homosexualité n’était pas tabou. Entre temps de l’eau bénite a coulé sous les ponts on  ne parvient pas à se défaire d’une vision du couple quelque peu dépassée.
Car ce qui se joue à Bègles ce n’est pas l’honneur ou les valeurs de la France.
C’est l’idée que l’on se fait de la liberté et des droits de chacun.

Et finalement, il n’y aurait que les hétérosexuels qui auraient le  droit de célébrer leur amour.
De se prendre des sacs de grains de riz sur la tête à la sortie de la mairie.
De recevoir en cadeau de mariage un sublime ramasse miette, ou un superbe jeu de casseroles.
Il n’y aurait que les hétérosexuels qui auraient le droit de passer des heures à faire les plans de table de leur mariage, éviter que tata Josette se retrouve à coté de cousin Hector qui lui aimerait si possible ne pas manger à la table de papi Michel
Il n’y aurait que les hétérosexuels qui auraient le droit de prononcer un discours devant un parterre d’invités passablement éméchés
De poser sans fin devant un photographe, le sourire figé au risque de rester bloquer à vie.
Car le mariage c’est d’abord tout ça : un ensemble de symbole, pas grand chose de plus. Alors en amour mettons de côté tout principe de déviance. La société a fait son coming out. La loi devrait le reconnaître.
Par David - Publié dans : Politique
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Samedi 10 mars 2007 6 10 /03 /Mars /2007 22:26
Dur, dur de se décider à voter pour tel ou tel candidat.
A l'heure du Salon de l'agriculture, les candidats tentant tant bien que mal de séduire l'électorat du secteur primaire, il y aurait un ultime moyen de choisir son camp politique, soufflé par François Fillon (UMP) : "On va pas choisir le président de la République sur la taille de son tracteur. Sinon moi je crois que j'ai un plus gros tracteur que François Bayrou".
Evitons le concours de plus grosses testicules et recentrons nous un peu sur la campagne, ça fera du bien à tout le monde.
Peut être comme moi avez vous été interloqués comme chaque année par la "Ferme des Politiques", la grande parade de nos décideurs devant ceux qui ne représentent que 3% de la population. Mais les chiffres sont parfois trompeurs et ne rendent véritablement compte du poids politique des agriculteurs. Un million d'actifs, deux millions de retraités, des milliers de familles liées de près ou de loin à la condition paysanne.
Alors aujourd'hui la question est de savoir qui représentera le mieux les agriculteurs. Qui dispose de la plus franche fibre paysanne. Qui a, avec la terre, le lien le plus étroit. Qui mangera le plus goulument du fromage qui pue, du saucisson bien gras. Qui ne crache pas sur le vin ou, à défaut, qui osera rendre sa publicité légale. Qui a le plus gros tracteur.
Outre le tracteur, on a bien des moyens alternatifs pour faire son choix. Le tirage au sort. La comparaison des patrimoines. Le combat de boue. L'écoute forcée 24h sur 24 du dernier album de Vincent Delerm. Le concours de mangeage d'oeufs mayo. A force, y'en a bien un qui va se démarquer.
Par David - Publié dans : Politique
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