Dimanche dernier, la vague bleue
subissait un sérieux et salutaire coup d'arrêt. L'Isère était même un département à part dans cette tendance puisque fait rare, une circonscription est passée des mains sarkosystes aux destinées
socialistes. Geneviève Fioraso a remporté la 1ère aux dépens d'Alain Carignon, ex ministre expert en pots de vin et adepte des cellules.Ce dernier n'a vraiment pas peur du ridicule. Longtemps maire de Grenoble, député de 1986 à 1993, ministre sous les gouvernements Chirac et Balladur, Carignon tente actuellement un come back insensé, au nez et à la barbe de certains de ses anciens amis comme Richard Cazenave, gentiment écarté de la course à la députation au terme d'une guerre intestine plutôt malsaine.
Dimanche dernier donc, Alain Carignon s'est pris une claque monumentale ne recoltant qu'un tiers des votes. Pas de quoi remettre en cause sa volonté de briguer un nouveau mandat à l'Hotel de Ville.
"Ce résultat sonne comme un nouveau départ. Il constitue la base à partir de laquelle une opposition ouverte, renouvelée, déterminée, doit proposer une alternative à la gestion socialiste de Grenoble et de l'agglomération. J’y prendrai toute ma part."
Pour l'avoir croisé à quelques reprises ces dernières semaines et dimanche dernier, Alain Carignon est plus motivé que jamais et semble véritablement prendre cette défaite comme un tremplin. Petit bémol, selon un sondage réalisé entre les deux tours des législatives, 80% des Grenoblois ont une mauvaise image du président de l'UMP en Isère. Le ricule ne tue pas, l'impopularité devrait au moins ralentir Alain Carignon
NB : oui le copyright du titre est à Libé....
Il y a des fois où de grosse bourdes vous mènent à des satisfactions inattendues. Il y a deux semaines, nous avons reçu dans notre émission Microcité un candidat Vert, durant 10 minutes, pensant honnètement ne pas être soumis aux quotas de temps de parole, Radio Campus Grenoble n'étant pas véritablement un média qui pèse dans le paysage audiovisuel français. Nous avions tort et nous nous sommes retrouvé face à un défi intéressant à relever : rattraper notre erreur en interviewant un représentant de chaque parti durant une dizaine de minutes dans le cadre d'émissions politiques quotidiennes, durant une semaine.
Dans le cadre de mes cours à l'Ecole de journalisme de Grenoble, j'ai eu l'occasion aujourd'hui de suivre la venue de Dominique Voynet dans la Capitale des Alpes. Elle n'était là que de passage, en transit pour Lyon où elle allait passer la soirée et la nuit sur l'antenne d'une radio.
Dur, dur de se décider à voter pour tel ou tel candidat.
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